Les sceptiques, la liberté d’expression, et Jean Bricmont

Article proposé par Tzitzimitl Dans les milieux sceptiques, on trouve souvent une défense marquée de la liberté d’expression de toutes les opinions, y compris celles de l’extrême-droite, en particulier lorsqu’elle est menacée par les lois contre le racisme et surtout la loi Gayssot contre la négation de l’existence des chambres à gaz et la minimisation de la Shoah. Le débat sur la pertinence ou non de défendre la liberté d’expression de l’extrême-droite est légitime, mais malheureusement on ne peut pas ignorer que lorsqu’on défend cette position, on risque de se retrouver à côtoyer dans cette lutte l’extrême-droite, qui évidemment défend sa propre liberté d’expression. Pour certains ce n’est pas un problème, car la lutte pour le principe ne saurait être limitée par une volonté de ne pas fréquenter untel ou untel, mais pour d’autres, dont je fais partie, la lutte contre l’extrême-droite est suffisamment fondamentale pour s’assurer que ce débat de fond ne serve pas de promotion aux idées d’extrême-droite. Or, en France et en Belgique, ce débat se mélange souvent avec l’obligation de se positionner par rapport à Jean Bricmont, principale figure francophone de la défense de la liberté d’expression de l’extrême-droite et de la lutte contre la loi […]

Patriotisme et démagogie

Le patriotisme revient à la mode. Les drapeaux tricolores sont partout, le gouvernement veut imposer son Service National Universel, et l’ensemble de la classe politique se revendique de la « patrie » (y compris les partis plus ou moins étiquetés à « gauche », car il ne faudrait pas « laisser les symboles nationaux à l’extrême-droite »).

Nous ne ferons pas barrage de nos voix

C’est une guerre qui vient, et on ne gagne pas une guerre avec des mots. J’aimerais que ce soit le cas, mais les charniers disent le contraire. On peut philosopher tant qu’on veut à propos des valeurs et de la violence, nous ne ferons pas barrage de nos voix ou de nos urnes. Ce qui arrive ne sera pas empêché par des posts, des tweets, des bulletins, des discours ou des livres.

Du radicalisme médiatique considéré comme un repas de famille

si ces gens-là occupent le haut de l’affiche médiatique, c’est précisément parce qu’ils ne sont pas révolutionnaires. Ce n’est pas que, bien que pas très radicaux, ils sont tout de même accessibles, et aident « les gens » à réfléchir, ce qui devrait amener « les gens » vers des idées plus radicales : dès qu’ils sont présents, la question révolutionnaire est écartée d’emblée, le pas-très-radical est la condition de l’accès au débat public.

Sur la fiabilité des « versions officielles »

Il est coutume de considérer la source officielle comme fiable. Cette considération part du principe que celui qui dispose d’une vision d’ensemble de tous les éléments, qui dispose des compétences qu’il peut utiliser de la façon la plus efficace possible, c’est l’État. Dans un crash d’avion, un scandale financier, une guerre, un attentat, on se tourne naturellement vers un organisme institutionnel pour obtenir l’information la plus fiable possible.

Guide d’investigation : utiliser les « sources ouvertes »

Nous traduisons ici un guide d’OSINT (Open Source INTelligence) paru sur randhome.io afin d’aider les activistes à obtenir des informations sur, par exemple, des organisations d’extrême-droite afin de se protéger de leurs attaques. Les informations obtenues grâce à l’OSINT sont par définition accessibles publiquement. Evidemment, nous n’encourageons aucun usage illégal de ces techniques.